Quelle sera l’entreprise 3.0 ?

Plusieurs pistes pour l’entreprise 3.0 ont déjà été abordées sur le net : Plutôt « télétravail » : Entreprise 2.0 + Télétravail 2.0 = Entreprise 3.0, plutôt autorégulée L’entreprise 3.0 : auto-organisée, plutôt écolo : Industrie 3.0 : Peut-on se passer des usines ? Plutôt virtuelle : Quelles différences entre l’entreprise 1.0, 2.0 et 3.0 ?

Les tendances convergent… Voici mon avis : Entreprise 3.0 est forcément héritière de l’entreprise 2.0, c’est-à-dire qu’elle est tournée vers l’extérieure, qu’elle capte et diffuse la connaissance des réseaux sociaux. (principe web 2.0) Elle utilise d’abord le réseau humain avant de penser aux machines (par exemple utiliser les forces de la génération Y).
Tout est basé sur la confiance. Elle ne cherche plus à se protéger de ses concurrents, mais plutôt à innover et à collaborer (principe de l’open source), elle est (et doit) donc constamment en « avance » sur son temps, donc créer de la valeur, au lieu de créer du gain économique.

Il faut inclure la perspective « entreprise agile », c’est-à-dire que l’entreprise va se construire sur deux éléments qui la feront grandir : « ses clients » et ses « collaborateurs ». Elle doit connaitre et anticiper le besoin des clients, être en haute proximité avec eux, leur proposer constamment des nouvels idées et concepts (principe lab) et les valider rapidement dans son système de production et donc maitriser toute la chaine de production. (principe de l’organisation « plateforme »)

Par rapport à son développement, cet article peut présenter une piste : La qualité est elle la version 2.0 de la quantité ? et donc l’entreprise 3.0 est elle l’entreprise qui sait produire en quantité des éléments de qualité ? Si on parle qualité, ça veut dire avoir des vrais services/produit à valeur ajoutée, qui sont utilisés à 100% et produire de manière écologique, et durable.

Globalement l’entreprise 3.0 sera à l’opposée de l’entreprise « industrielle » sectorisée, qui présente un éclatement des moyens de réflexion/production et créant donc des liens complexes (B2B) avec son environnement : Jetez un oeil à cet article intéressant : « La chute des modèles économiques complexes » The Collapse of Complex Business Models.

Donc… le modèle 3.0 est il celui du fameux « Google » ? Sauf qu’a l’heure actuelle ce modèle idyllique n’est pas encore validable, Google est apparu en 10 ans mais pourrait disparaitre très rapidement (Facebook a dépassé google en termes de trafic web)… La question est « les succès de Google est-il dû à son innovation » ou le « succès de Google induit l’innovation possible » (voir l’article : L’innovation agile à la Google est-elle un modèle ou une anomalie ?)

Bref l’entreprise 3.0 pourrait être celle-ci :

Une entreprise qui est en relation avec ses clients finaux (humains), qui maitrise elle-même toute la chaine de production (innovation, capture du besoin, marketing, production, vente) ; qui évite la sous-traitance, car elle va valoriser et utiliser au maximum son capital humain (ses collaborateurs) et est donc équitable et durable… et le plus important : qui diffuse son savoir et son capital de connaissance de façon publique et collaborative

Mais peut être que je confond entreprise 3.0 avec mon propre rêve de l’entreprise de demain.

Publicités

7 Commentaires

  1. Pingback: en route pour le tout éphémère… et la longue traine qui va avec. « noVa geNeration

  2. Pingback: Le protectionisme d’Apple : des mesures nécessaires ? « noVa geNeration

  3. Cathycat

    Donc une entreprise bio ecolo humano experto dns toute sa chaine de valeur…
    Est ce que ca ne sonnerait pas la fin de toutes les stes de soutraitance et de services ?

    • elolozone

      Pour moi il y a deux types de sous traitance :
      -sous traitance à une entreprise qui est spécialisée, et qui a la meilleure « compétence »… c’est de l’expertise
      -sous traitance pour déporter le « risque »… par exemple les centres de services informatiques qui s’engagent sur un périmètre, un cout, un délais… ça permet de réduire les couts
      Deux inconvénients : Le report du risque est un faux gain, car il pousse le fournisseur à être exigent sur le cahier des charges, qui n’est jamais parfait (utopie)… il y a donc de nombreux avenants couteux… Et secondo, le fait d’externaliser oblige d’utiliser une industrialisation tierce partagée par ses concurrents….

      La sous traitance devrait se réaliser sur des éléments qui ont une très faible valeur d’innovation, pour être une entreprise 3.0 (donc innovante, car c’est une nécessité) : il est donc difficile de sous traiter « en masse ».

      J’ai un bon exemple , decathlon (group oxylane) a décidé de re-localiser une chaine de production de vélo (à lille) car les usines en chine sont partagés par les constructeurs de vélo du monde entier. Donc impossible d’imposer un modèle « spécifique » a ces usines… on se retrouve donc avec des vélos qui se ressemble tous quelque soit le fabricant : pas d’innovation.

  4. elolozone

    j’ajouterai une petite précision, par rapport à l’ouverture … Je parle bien d’ouverture en terme de partage de la connaissance et de travail collaboratif, et non d’ouverture du marché … je m’explique :

    Le système fermé d’apple (iPhone, iPod…) ou celui de nestlé (avec nespresso) est pour moi un excellent exemple : ce sont des entreprises qui gèrent la globalité du process (innovation,production,vente,distribution) et c’est une réponse a très forte valeur ajoutée pour le client. D’ou le succès… Cela rend donc légitime le principe « fermé » et « protégé » du produit, car leur position marketing les places comme leaders du marché.

    Je pense que cette protection pourrait néanmoins se transformer en produit « conteneur de composant » ce que fais déjà l’iPhone avec son apple store (mais c’est un autre sujet) …

  5. Cécèche

    Ouuuuuuuuuuuuu BRAVO LOLO !
    Je suis pour, pour et pour. Et tout cecie n’a qu’un seul levier : la confiance, se faire confiance en tant que producteur de services et de valeurs, faire confiance à ses clients dans la co création de produits et services et leur donner confiance, en les accompagant dans leur pratique de conso’ !

    lolo, PRESIDENT !

    • elolozone

      effectivement je crois que la « confiance » va devenir le maitre mot de la prochaine décennie… je crois qu’on en a besoin… ceci à cause de la periode d’excès de la mondialisation, et de la finance irresponsable. (sans rentrer dans ce débat, et sans prendre position, je note juste qu’on arrive à des excès sur ces points)

      Donc « confiance ubiquitaire » pourrait être le terme ?… Heing

      je vais me présenter en 2012.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s